Banquise Arctique : petite amélioration en Novembre
Banquise Arctique : petite amélioration en Novembre dimanche 09 décembre 2018

L'étendue de la banquise Arctique n'était "que" la 9e plus faible mesurée au cours d'un mois...

d'actualités

Chronique 1921

Ecarts à la normale 1921

Repères historiques

28 janvier : un soldat inconnu est inhumé sous l’Arc de triomphe 18 février : premier vol d’un hélicoptère
1er mars : l’Allemagne refuse de rembourser intégralement les alliés
2 août : dramatique famine en Russie
1er décembre : Henri Landru est condamné à mort
6 décembre : L’Irlande du sud est indépendante
16 décembre : obsèques grandioses de Camille Saint-Saëns


Evènements météo marquants de l’année

Le mois de Janvier est le plus doux à Paris depuis au moins 1851.


La sécheresse qui a commencé à l’automne 1920, s’aggrave en février -pas la moindre goutte de pluie n’est observée sur la Beauce, le sud de la Champagne et le Jura.


Mars et avril sont toujours exceptionnellement secs et ensoleillés.


Du 14 au 17 avril, il neige fréquemment sur presque toute la France - un orage déverse 20cm de grêle sur le Languedoc, dans la soirée du 14 avril.


En juin, la sécheresse devient dramatique - aucune goutte de pluie n’est observée dans l’Oise, la Somme et le Languedoc-Roussillon - à Paris, c’est le mois de juin le plus sec depuis 1810 - une vague de chaleur exceptionnelle se produit entre le 24 et le 28 juin (39° à Brive la gaillarde et 37°à Bordeaux et La Rochelle) - le 28 juin, un orage de grêle ravage les Deux-sèvres avec des grêlons de 125g.


Juillet reste extrêmement sec, absolument sans pluie dans la Beauce, le pays de Caux et la Picardie - du 22 mai au 11 juillet, il ne tombe que 2mm à Paris - le seul puit de l’île de Molène (Finistère) est à sec - cette sécheresse concerne également la Hollande et l’Angleterre (le débit de la Tamise est réduit à 1/10eme) - Juillet 1921 est aussi le plus chaud depuis plus d-un siècle - la vague de chaleur atteint son maximum les 28 et 29 juillet où l’on mesure des températures supérieures à 38° sur les trois quarts de la France (40 à 42° à Vesoul, Besançon, Albertville, Bourg en Bresse et Moulin) - le 13 juillet, on observe également une chaleur torride et un maximum de 44°8 aurait été mesuré à Bourg -il s’agit de la valeur non officielle la plus élevée mesurée à l’ombre, en France - le 28 juillet, des orages dévastateurs se produisent sur de nombreux départements - on observe quelques tornades. Le vent déclenche des incendies en Champagne et le village de Loisy sur Marne est totalement détruit.


Baignade dans la Seine, lors de la canicule de juillet 1921

Août est un peu plus humide - les 1er et 2 août sont très chauds avec des températures de 39° à Nîmes, 38° à Marseille, 37° à St Etienne, 34° à Paris.


Le 28 juillet 1921 au soir, un terrible orage éclate à Issy-les-Moulineaux et soulève un énorme nuage de poussière après des mois de grande sécheresse...


Des incendies se déclarent dans la forêt de Fontainebleau en raison de la sécheresse et de la chaleur - le 19 juillet 1921


Après les fortes chaleurs du 28 juillet 1921


29 septembre : des gelées très précoces se produisent un peu partout - on relève -4° en Haute Marne, -3° dans l’Eure, -2° dans l’Orne.


Octobre est le plus chaud et le plus sec depuis 1757 - une vague de chaleur exceptionnelle se produit du 1er au 20 octobre au cours de la première semaine, les températures dépassent partout les 30° -le 5 octobre, on atteint même 36° dans les Basses Pyrénées.


Novembre est au contraire le plus froid depuis la fin du 18eme siècle - après qu’un véritable ouragan ait balayé les Flandres et toute la Belgique dans la journée du 7 novembre, de l’air glacial envahit tout le pays entre le 11 et le 14 novembre
- les températures affichent des niveaux incroyablement bas pour la saison - on relève -10° à Vannes, -11° à Montélimar et Toulouse, -12° à Bordeaux - il neige dans le nord-ouest - une nouvelle vague de froid déferle sur le pays entre le 25 et 30 novembre et la neige concerne la moitié sud - la température descend à -13° à Evreux et -11° en banlieue parisienne.


Du 4 au 7 décembre, les gelées restent très fortes - on relève -10° à Dunkerque, -13° à Maubeuge et à Lyon, -15° à Mirecourt (Vosges).


Les 28 et 29 décembre, sont à l’inverse très doux - les températures dépassent 15° sur presque tout le pays.


L’année 1921
aura été la plus chaude et la plus sèche à Paris depuis le début des observations météo (1851) - au total, il ne tombe que 270mm d’eau contre 625mm en moyenne - l’insolation est également très élevée avec 2314h de soleil contre 1650h en moyenne.


Ecarts à la normale 1921